Dusky track : crépuscule sur les fjords…

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Tentés par un peu d’aventure, nous décidons de laisser les bicyclettes un moment pour quelques jours au milieu de nulle part… direction la Dusky track. Elle est donnée comme THE rando challenge en terme de boue et de risque d’inondation !

Dusky Track

Pour rejoindre le début du sentier nous devons prendre un bateau sur le lac Hauroko. Et aujourdhui, c’est LE jour de l’année : le ciel est bleu et aucun nuage ne vient perturber ce magnifique paysage…

Nous traversons ce petit joyau, arnarché dans nos gilet de sauvetage, avec Joyce au volant et 5 compagnons australiens. Ce lac est le plus profond du pays.

Lac Hauroko
Lac Hauroko
Lac Hauroko

Bienvenue sur la Dusky ! Nous plongeons au coeur de la forêt primaire, loin de tout, longeant une magnifique rivière.

Les premiers ponts de câble, tels des Indiana Jones, nous amusent . La forêt quant à elle, nous réserve de beaux sauts de cabris de droite à gauche, de tronc en tronc pour éviter de se mouiller les pieds ou de s’enfoncer dans la boue jusqu’aux cuisses.

Passerelles cablées de la Dusky track
Dusky track

Nos sacs sont très lourds, la tâche n’est pas facile ! Plafff pour Lise, les chaussures resterons mouillées du premier au dernier jour…

La première étape est longue et fatiguante, beaucoup de forêt mais nous sommes récompensés par la superbe vue en arrivant sur le Pleasant range et sa hut.

Dusky track
Tamatea peak & Lac Laffy – Dusky track

Habitée par un groupe de 12 adolescents en voyage scolaire, qui partiront vite heureusement… elle nous offrira un refuge pendant 2 jours le temps d’une rando sur le sommet proche avant le 1er jour de pluie continue (temps de Bretagne mais petit le coin ; vous comprendrez pourquoi plus tard…).

Hut sur la Dusky
Tamatea tarns – Dusky track
Depuis le Tamatea peak

Dès l’éclaircie, nous sortons à l’assaut des tourbes qui maltraitent nos chaussures. Mais le soleil joue à cache cache avec, les nuages, quelques gouttes et… de la neige !

Mais on est en plein été non ?! Encore une fois : «bienvenue dans le Fjordland» ! Nous apercevons toutefois au loin le Dusky sound, littéralement le fjord du crépuscule, avant de replonger dans la forêt subtropicale.

Dusky sound – Dusky Track
Dans la forêt subtropicale – Dusky Track

Les jours suivants offrent un temps clément pour avancer notre aventure : nous rejoignons le fameux fjord, en mode mission aller/retour de 30km à la journée entre les marais boueux et les pistes de cerfs sauvages qui nous epient.

Nous filons ensuite le long des cours d’eau et lacs qui mangent le chemin, laissant des trous béants et des ponts câblés en guise de seul échappatoire !

Dusky sound – Dusky Track
Passerelles cablées de la Dusky track
Loch Maree – Dusky Track

Les huts infestées de sandflies (les horribles mouchettes qui piquent) sont nos meilleures amies et nos compères australiens des colocs bien sympas !

Hut sur la Dusky

Oh dis donc ! On sort de la forêt… pour se retrouver à un col dans un vent à decorner tous les cerfs alentours ! Les sommets, se montrant par moment seulement, et les falaises bardées de cascade mettent l’ambiance !

Mais nous voilà de nouveau dans le bush ! Et cette fois-ci il pleut !

Centre pass – Dusky Track
Loch Maree – Dusky Track
Spey valley – Dusky track

La hut proche arrive à temps mais ne nous laissera qu’un court répit avant la dernière journée : là, alors que nos vêtements s’imbibaient lentement jusqu’à la couche la plus profonde, outre la pluie cette fois « heavy », c’est la grêle et des coups de tonnerre claquant contre les parois alentours qui nous accompagnent ! ÇA c’est le mauvais temps d’ici !

Tremper jusqu’à l’os, un dernier stop à une hut avant de sortir de ce pétrin sera nécessaire pour sécher (enfin… rendre moins humide) et attendre la fin de l’épisode disons pluvieux !

Passerelles cablées de la Dusky track
Séchage à la hut – Dusky Track

Sur les deux derniers jours il nous sera tombé approximativement 200mm d’eau sur la tête… ça va, il reste 5,8 m pour le reste de l’année ! Large !

Le récompense de fin de séjour ici est le cri d’une femelle kiwi entendu avant d’aller au lit ! Nous nous sommes contentés de l’écoute : pas l’envie d’aller tenter l’observation avec des affaires mouillées dans une forêt épaisse et détrempée…

Dusky Track

Mais ça y est ! Le soleil (il existe lui ?!), zou dans le bateau sur le lac Manapouri et on va (vraiment cette fois) se sécher au camping !

Lac Manapouri

 

 

2 Responses

  1. Houla…la Dusky Track avait l’air bien humide !!! Malgré cela les spots sont apparemment très beaux !
    Je vois que l’été néozélandais semble aussi désolant que l’hiver francais …!!!
    Arff…Lise, pas idée de faire de l’escalade avec un sac pareil !!!
    Sur ce…bon vent pour l’Australie…gare aux pattes arrières des kangourous !!
    Bon trip arborigène.
    Biz.

  2. Ah le lac Manapouri c’est le lac ou tu faisait la gueule ça non? 😆
    Vous avez pris la misère mais ça a l’air bien cool quand même 😊
    Bises, a bientôt en Australie.

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