C’est l’jeu ma pauvre Lucette…

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L’Australie, île continent ! 3 mois et 17 000 km ne suffiront qu’à effleurer le potentiel de cette terre rouge au milieu d’un océan bleu azur… mais tentons quand même le coup !

15 fois plus grande que la France, vieille de 3 millard d’années, aride, tropicale, montagneuse, plate… tout simplement merveilleuse !

Première étape : atterrir à Melbourne.

Peintures de Melbourne

Et puis en route pour la Tasmanie pour un peu de boulot en permaculture à la ferme avec Michel, avant de découvrir les atouts de l’île du bout du monde.

Woofing à Geeveston
Avec Michel

Nous tentons alors une approche de ses côtes merveilleuses, ses montagnes acérées et sa faune mythique : bien que seulement aperçu dans l’obscurité, le diable de Tasmanie nous a offert quelques pas de courses rapides.

Hobart du Mt Wellington
Péninsule de Tasman
Cradle Mountain
Maria Island – Painted cliffs

Les wombats (sortes de grosses marmotes) boutent l’herbe, les échnidas (hérissons poilus) plantent leur truffes, les pademelons (petits wallabys) sautillent partout et les kangourous forest se prélassent ou bondissent !

Wombat
Kangourou forest

De retour sur le continent, ce sont les côtes sud qui nous accueillent d’abord  avec ses 12 apôtres.

Et puis ils laissent place au centre aride et ses grands espaces.

12 apôtres
Sur les routes australiennes

La terre aride s’étend à perte de vue sous une chaleur écrasante : le long de la route (ou dessus…) des kangourous, des émeus, des dingos, un lac salé, des formations colorées nous font loucher.

Nous traversons le fameux Outback sur la piste Oodnadatta.

Painted desert
Sur les routes australiennes
Lac Eyre
Painted desert

La terre est rouge, comme si elle saignait ; la végétation est sèche et piquante.

Les kilomètres défilent, les camions de 50m de long nous font trembler, le soleil cogne, et puis là, au milieu de nulle part ! ULURU ! L’Ayers Rock !

Sur les routes australiennes
Road traaaaain !
Uluru

Massif, suréaliste, d’une beauté rarement égale (voire pas du tout) pendant notre voyage…

Grossissant à mesure qu’on s’en approche, la larme à l’oeil, nous en prenons plein la vue ! Ça y est on peut rentrer… non quand même !

Uluru
Uluru

C’est comme un rocher sculpté au milieu de nulle part qui prend feu le soir lorsque le soleil lui offre ses derniers rayons…

Non loin, les Olgas de Kata Juta sont d’une même splendeur imposante ! Et ça continue avec King’s canyon et les McDonnel range.

Kata Tjuta
King’s Canyon
King’s Canyon
McDonnel Range

Malgré la chaleur hallucinante, le calme et la tranquillité, ici les fraîches rivières entaillant inlassablement la roche depuis des millions d’années parcourent les gorges, plaies encore ouvertes d’un guerre que les montagnes ne peuvent gagner…

Sur les routes australiennes
Road traaaaaaain !

Passé le tropique du Capricorne, l’air se fait humide, les moustiques arrivent… aïe, la saison humide n’est pas finie… Nous arrivons dans le Top End à Darwin.

Seules les termitières sont accessibles… filons donc au sud !

Termitières
Termitière personnalisée

Ce sera alors une longue remontée du Sud-ouest, autour de Perth jusqu’au Top End de nouveau avec Nathalie et Geordan, rencontrés l’an passé en Nouvelle Zélande.

Sous les tropiques

Le sud de Perth, nous offrent entre autres les plages de sable blanc d’Espérance, des falaises surplombant une mer déchaînée et des escalades d’eucalyptus géants de 60m de haut…

Espérance
Oups

Le sable blanc laissent place aux dunes rouges bordées d’eaux turquoises : François Peron National Parc et ses contrastes…

François Péron

Foie gras, saucisse sèche, bleu et vin rouge sur la plage… bon anniversaire Geordan !

Sur la route, les surprenantes aiguilles rocheuses des Pinnacles National Parc sortent du sable jaune, reliques des forêts passées englouties par les dunes.

Pinnacles

De retour sous les tropiques, le récif de corail de Nigaloo nous permet quelques sessions masque et tuba (il fait trop chaud sur la plage pour faire bronzette…).

Nous nageons alors avec les requins et tortues, caressant leur carapace et leur ventre pendant quelques secondes magiques.

Quand ce n’est pas l’eau de la mer qui nous rafraîchi, ce sont les trous d’eau du parc Karijini, à l’intérieur des terres (700km quand même… Imaginez décider d’aller de Montpellier à Paris pour changer d’air).

Les quelques cours d’eau ont creusé ici aussi des gorges profondes, reliques rouges d’une terre d’autrefois, formant quelques oasis agréables…

Karijini
Karijini

Retour au Top End par par les 2 500 km de la longue highway, nous faisant toutefois découvrir de beaux effets de lever de lune, lacs et baobabs locaux…

Sur les routes australiennes
Staircase to the moon à Broom
Lac Argyle

ll y un peu moins d’humidité que le mois dernier mais avec la saison humide encore trop proche, les crocodiles empêchent l’accès à pas mal d’endroit… tanpis on reviendra !

Le parc de Kakadu permet quand même quelques rafraichissements dans les cascades et d’approcher un peu la culture aborigène par les peintures.

Kakadu

Le peuple quant à lui, gravement touché par la colonisation et l’oppression et les différences de modes liées ne présente souvent que son mauvais visage…

Un petit aperçu de la chasse contemporaine nous a été offert le long de notre longue route (attention le récit et les images peuvent choquer les âmes sensibles… sérieux !) :

Gros lézard

Arrêtés tous les 4 au bord de la route pour observer un beau lézard d’un bon mètre, immobile dans le fossé, un couple d’aborigènes s’arrête en disant « it’s my diner ! ». Euuuuh, pas sûrs de comprendre là…

 

Restant au poste de conduite de son 4×4, nous présentant une cartouche et sortant sa carabine, apparemment à côté du frein à main, le gars nous dit « I must kill it ! », mettant alors en joue la bête… seul un pas de recul rapide nous éloigne du massacre : Baaam ! le lézard se fait exploser la tête et ses nerfs secouent horriblement son corps dans le talus.

 

Le « chasseur » sort de sa voiture pour prendre la bête morte et la balance dans son coffre, tapissant alors la fenêtre avec son sang. Lui même saigne à la lèvre, probablement dû au recul de l’arme.

 

Il démarre en trombe, nous laissons penauds au bord de la route… merde alors ! Qu’avons nous fait !

Chasse au lézard

Bref, l’Australie c’est très bien ! Plus sérieusement et hormis ce détail glauque, ce pays reste une expérience formidable par son immensité, ses contrastes et ses paysages exceptionnels et sa faune dont la suite n’est qu’un petit échantillon. Enjoy !

Kangourou
Lézard
Kangourou forest
Koala
Perroquet
Détente
Émeu
Rock wallaby

    Black eagle
Albatros
Wombat
Pigeon
Perroquet
Tortues
À la bouffe les piafs
Cockatoo
Pélican
Kangourou et son petit, si si, il est là !
Pélican
Galah
Termitières

2 Responses

  1. deutch annick

    coucou du sud ouest merci pour ces magnifiques photos qui me font rêver et me donnent des envies d’ailleurs!
    je vous admire tout ce périple incroyable quelle aventure !! des milliers d’histoires, d’anecdotes de rencontres vous garderez dans vos coeurs et des récits à partager avec vos amis votre famille et un jour avec vos enfants !
    plein de bisous ici en basque on dit muchus !!

  2. Antje et Walter

    We are still following you and your journey. Australia looks great and your fotos are brillant. Would love to see a real Wombat, too.
    Enjoy your next destinations.

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